La Marche Verte, symbole d’une Nation résolument tournée vers un développement global

Le peuple marocain célèbre fièrement, vendredi, le 45è anniversaire de la Marche Verte, une épopée marquée d’une pierre blanche pour avoir contribué au parachèvement de l’intégrité territoriale du Royaume.

Lancée avec maestria par Feu SM Hassan II, cette étape phare de l’histoire contemporaine du Maroc illustre parfaitement le lien fort entre le Trône Alaouite et le peuple marocain.

En pareil jour il y a 45 ans, une marée humaine, venant des différentes régions du pays, s’est dirigée paisiblement et de manière organisée, vers le sud du Royaume pour traverser à pas sûrs les frontières chimériques et hisser fièrement le drapeau national dans le ciel de ce territoire qui a toujours fait partie intégrante du Maroc.

En effet, plus de 350.000 volontaires civils ont répondu de manière spontanée à l’appel lancé par Feu SM Hassan II, marquant, comme souvent dans l’histoire du Royaume, la parfaite symbiose entre le glorieux Trône Alaouite et le peuple marocain.

C’est suite à la confirmation par la Cour Internationale de Justice (CIJ) de La Haye de l’existence de liens juridiques et d’allégeance entre les Sultans du Maroc et les tribus sahraouies que le défunt Souverain avait lancé son appel le 16 octobre 1975.

L’avis de la CIJ, qui avait expliqué que le Sahara n’a jamais été « terra-nullius » et qu’il y avait des « liens juridiques d’allégeance » entre ce territoire et le Royaume du Maroc, représentait une reconnaissance de la légitimité des revendications du Maroc pour le recouvrement de ses territoires spoliés et a servi d’élément déclencheur pour cette marche qui a scellé le retour triomphal de ce territoire dans le giron de la mère patrie. Cet événement remarquable inscrit en lettres d’or dans l’Histoire du Maroc est devenu un symbole pour toute une Nation et traduit la volonté de tout un pays à un développement durable, global et harmonieux.

Cette Marche se poursuit aujourd’hui sous le règne de SM le Roi Mohammed VI à travers une série de projets d’envergures ayant marqué une véritable mue économique et sociale des provinces du Sud.

Dotées d’un nouveau modèle de développement économique avec une enveloppe budgétaire de plusieurs dizaines de milliards de dirhams depuis 2015, le Sahara est en phase de s’imposer comme centre économique assurant la liaison entre le Maroc et son prolongement africain.

Dans cet esprit, le Royaume est en passe de boucler un projet colossal : Une voie express de plus de 1.000 km entre Tiznit et Dakhla, en passant par Laâyoune, pour un budget de près de 10 milliards de dhs.

En plus de contribuer à l’ancrage définitif des provinces du Sud dans leur giron naturel, cette route a aussi une dimension continentale qui lui confère une portée stratégique indéniable.
Elle aura un impact direct sur le quotidien d’une population de plus de 2,2 millions d’habitants, répartie sur 10 provinces du Sud marocain. Le chantier se décline en deux composantes avec le dédoublement de la route nationale N°1 entre Tiznit et Laâyoune, sur 555 km, et l’élargissement à 9m de la voie entre Laâyoune et Dakhla sur une distance de 500 km.

À cet élan des provinces du sud au niveau économique et social vient s’ajouter une percée diplomatique que rien ne semble pouvoir compromettre, avec l’ouverture de plusieurs représentations de pays étrangers dans les villes de Laâyoune et Dakhla, deux hubs économiques en devenir.

Ainsi, la ville de Laâyoune a connu une forte dynamique diplomatique avec l’inauguration des antennes consulaires du Royaume d’Eswatini, de l’Union des Comores, du Gabon, de la République Centrafricaine, de Sao Tomé-et-Principe, du Burundi, la Côte d’Ivoire, de la Zambie et des Emirats arabes unis.

Dakhla, quant à elle, a connu l’ouverture de représentations de la Guinée Equatoriale, de la Gambie, de la Guinée, de la République de Djibouti, du Liberia, de la Guinée-Bissau et du Burkina Faso. Cette percée diplomatique est également confirmée par la résolution 2548, adoptée par le Conseil de Sécurité le 30 octobre 2020, qui se décline, selon le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, en un triple message: clarté, fermeté et constance.

Un message de clarté d’abord dans la définition des véritables parties dans ce différend régional, en pointant expressément le rôle de l’Algérie, citée pas moins de 5 fois, alors que ce pays n’était pas du tout évoqué dans les résolutions antérieures à 2017. Clarté également dans l’identification de la finalité du processus politique et dans le cheminement du processus politique, à travers les tables rondes qui doivent voir la participation de l’ensemble des parties concernées.

Un message de fermeté, concernant d’abord la question du recensement des populations séquestrées dans les camps de Tindouf, mais aussi concernant le respect du cessez-le-feu et l’arrêt des actes de provocation et de déstabilisation, a fait savoir le ministre. Et finalement un message de constance dans la préservation des acquis du Maroc, notamment l’initiative marocaine d’autonomie comme base de toute solution politique, et les paramètres de réalisme, de pragmatisme et de compromis, qui caractérisent l’initiative marocaine.

Il s’agit aussi de la constance dans la définition du mandat de la MINURSO qui se limite à l’observation stricte du respect du cessez-le-feu et dont la présence n’est nullement liée à un hypothétique référendum, option écartée par le Conseil de Sécurité dans sa résolution 2548. La commémoration de l’anniversaire de cette grande marche populaire offre à l’ensemble des Marocains l’occasion de se remémorer avec fierté cette étape saillante de l’histoire du Royaume, et de renouveler leur attachement à l’esprit de la Marche Verte pour relever les défis présents et futurs.

C’est également l’opportunité de réaffirmer la détermination des Marocains à préserver les valeurs sacrées du Royaume et ses constantes, en vue de les inculquer aux générations montantes.