Du Népal au Maroc en passant par Madagascar : comment la génération Z a lancé une révolte sans précédent dans le monde entier

DÉCRYPTAGE – Entre colère sociale et mobilisation numérique, les manifestations de cette génération, longtemps considérée comme passive et désengagée, redéfinissent la contestation avec un mode opératoire inédit.
Une vieille rengaine les juge indolents, peu engagés et apathiques. Depuis quelques semaines, la génération Z tord le bras à tous les préjugés éculés dans de nombreux pays du Sud global, de l’Asie à l’Afrique. À Katmandou, au Népal, les images des contestations, constituées de ces jeunes compris entre 1997 et 2012, ont fait le tour du monde mi-septembre. Dans ce pays peu enclin à la violence, les vidéos du Parlement en flammes et de personnalités politiques poursuivies et lynchés dans les rues de la capitale ont été abondamment relayées sur les réseaux sociaux.
Succédant aux mouvements menés par la nouvelle vague contestataire en Indonésie, au Timor oriental, aux Philippines et au Kenya durant l’été, en protestation contre les gouvernements locaux, ces vagues de protestations portées par la génération Z ont été reprises par la jeunesse népalaise. À l’appel de la «Gen Z Madagascar», les rues de la grande île de l’océan indien ont également été le théâtre de mouvements de contestation nés…
